Botanique

Intérêt scientifique du jardin botanique « les rocailles », à La Roquebrussanne

Téléchargez l’article original de 1952 : 1952 culture des plantes ornementale la loube

Laissons parler son fondateur (1952), Elie Alexis :

« Ayant maintes fois parcouru en tous sens le massif dolomitique de la Loube j’ai toujours été émerveillé par la richesse de la flore qu’on rencontre sur un espace en somme assez réduit.[…]Il y a près de vingt ans l’idée m’est venue de grouper sur une vaste terrasse inclinée en plein soleil, les plantes les plus décoratives qui poussent spontanément sur cette montagne.

Au printemps ces groupes de plantes sont brillamment colorées […]le profane a peine à croire qu’il s’agit d’éléments de la flore locale » Par la suite il a su mêler aux plantes indigènes des espèces venant d’autres pays, qu’il a su acclimater, pour en compléter l’effet décoratif.

« En plus de l’effet ornemental l’expérience tentée ici offre d’autres avantages. Au printemps de nombreux insectes, coléoptères et papillons sont attirés par les colonies de plantes fleuries. J’ai capturé sur place près de deux cents espèces de coléoptères… »

Il a crée une rocaille dite « aride » en y acclimatant des Cactées et autres succulentes ; certaines sont encore en place, bien vivantes. Une serre lui a permis de cultiver les plus fragiles.

Quelques zones de végétation spontanée ont été préservées, maintenant une biodiversité favorisant une lutte biologique contre les  prédateurs indésirables.

Quelques réserves d’eau, pour arroser -avec économie- son potager et ses nouvelles plantations, constituaient un autre terrain d’observation de la nature.

Depuis la disparition d’Elie Alexis, l’association «  sauvegarde du jardin d’Elie Alexis », a tout comme lui, implanté de nouvelles espèces, à la fois adaptées à la sècheresse et très décoratives (collection de cistes par ex.).

Ce site recèle plusieurs micro-milieux, constituant de riches terrains d’observation. Le jardinier veille au maintien de la biodiversité.

Faire connaître les plantes de notre environnement immédiat, et de lieux plus lointains, et les liens qui existent avec leur milieu, reste toujours notre préoccupation.

Divers aspects de la biologie de ces plantes peuvent être abordés au cours des visites (résistance à la sècheresse, reproduction et dissémination des fruits et graines, cycle de vie…)

Durant les visites il est fréquent, selon les saisons de croiser d’autres « visiteurs », insectes, arachnides, escargots etc. ; si, rares sont les vertébrés à se manifester dans la journée (lézards, concert de batraciens dans le lointain, oiseaux –le jardin est un refuge de la L.P.O.-…) on peut essayer de les  identifier aux traces qu’ils laissent : crottes, mues de la couleuvre d’Esculape etc …

Nous espérons amener tous les publics, enfants et adultes à prendre conscience de l’importance des végétaux dans notre quotidien, et que leur préservation est capitale : dans ce jardin sont présentes des espèces protégées.

 Danielle PICHON

Bénévole référent technique au jardin.

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Plantes présentes dans le jardin d’Elie Alexis, déclarées protégées, d’après divers organismes :

Téléchargez l’inventaire (décembre 2008) : Inventaire des plantes présentes au jardin

D’après « Le Var et sa flore, plantes rares ou protégées », sous la direction de R.Cruon (Naturalia publications –2008-) :

–  Anemone coronaria (arr. national)

–  Artemisia arborescens (liste rouge)

– Chamaerops humilis (arr .national + liste rouge)

– Cistus crispus (arr. PACA)

– Nerium oleander (arr.national +PACA)

– Taxus baccata (arr. préfectoral)

– Teucrium massiliensis (arr. national)

D’après la liste des plantes messicoles classées par niveau de précarité dans le cadre du plan d’action national Messicole, sous la direction d’Annie Ab oucaya. Conservatoire Botanique National de Porquerolles :

– Gladiolus italicus

– Tulipa sylvestris

Liste des espèces protégées sur l’ensemble du territoire,    Arr. du 20.01.1982 modifié par l’Arr. du 31.08 1995 :

– Anemone coronaria

– Erinacea anthyllis

– Teucrium fruticans

– Paeonia mascula

plantes du jardin d elie

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PEDAGOGIE

CLASSES  des ECOLES PRIMAIRES

Les sujets proposés sont bien sûr adaptés à la classe : âge, niveau, projets pédagogiques

Nous collaborons étroitement avec l’enseignant, avant la sortie ,  afin d adapter la visite à ses objectifs,

Nous lui rappelons aussi quelques règles concernant le jardin, :

· milieu accidenté (les restanques), toilette sèche, pas d’électricité, pas d’eau courante

· les cars ne peuvent aller jusqu’à l’entrée, nécessité de se garer dans le village, 100 mètres à pied pour arriver au jardin

· Possibilité de pique nique sur le parking

 

Voici les grandes lignes des sujets que nous pouvons proposer :

OBSERVATION DE LA NATURE DANS LE JARDIN

 Printemps/ été

•  différents thèmes autour de « j’apprends à reconnaître «

Les arbres, arbustes et buissons de la garrigue

Arbres et buissons de la yeuseraie (chêne vert)

Quelques  plantes de la cuisine

 • Approche sur la pollinisation  des plantes du jardin

Elle est le mode de reproduction privilégié des plantes La majorité des végétaux comptent sur les animaux pour assurer leur pollinisation.

C’est un des services écologiques rendus par la biodiversité.

Automne/hiver

• les arbres à feuilles caduques et les autres

• Les plantes qui piquent  (SERRE ET ROCAILLE)

EDUCATION A GESTION DE L EAU

Le jardin n’a pas d’eau du « robinet », l’eau de pluie récupérée  sert à l’entretien du jardin

Thèmes pouvant être abordés avec des classes élémentaires

 · la gestion de l’eau dans le jardin, récupération et répartition entre les bassins, organisation des cultures et choix des plantes adaptées au milieu

 · le cycle naturel de l’eau, l’importance de sa consommation,  les règles de la protection de sa qualité,  utilisations économes,

 · Nécessité d’acquérir des comportements individuels et collectifs, responsables et respectueux d’une eau partagée et protégée à partir d exemples de terrain concrets, visuels (tonneau de 300 litres illustrés).  

le jardin d elie